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Le pays a besoin de cap face à la montée du clanisme et de la haine de l’autre.

Je m’inquiète de cette odeur nauséabonde qui monte depuis les coins les plus reculés jusqu’aux cercles les plus fermés de notre pays. C’est tout le peuple camerounais qui me semble en sécession d’Unité Nationale si chère aux pères de l’indépendance du Cameroun. Certains hommes politiques aidés en cela par une certaine presse hélas majoritaire mettent de l’huile sur le feu en permanence. Pendant ce temps le pouvoir central du pays musèle les républicains et les patriotes qui peuvent tenir un discours contraire. Tout ceci est préoccupant pour moi, c’est une marée qui monte, c’est très éclairant parce que ça vient renforcer tout ce que je déclare depuis des années sans que cela rencontre un écho favorable auprès des pouvoirs publics et de l’opinion publique.

Cette marée qui monte cible l’impuissance politique, alimente la haine de l’autre, une crise de citoyenneté et du vivre ensemble. On nous donne l’impression que ceux à qui incombe la tâche d’unir et d’orienter éludent les problèmes du pays, font du slalom entre les difficultés des camerounais. Les symboles de la république sont abandonnés dans les garages pour faire monter le clanisme et l’ethnicisme, tout ceci est insupportable d’incohérence, de godille, d’absence de direction et de cap.

Je n’hésiterai pas à descendre dans la rue et à inviter les citoyens à faire de même pour dire non à la déstructuration du socle sur lequel est bâti notre « Nous-commun ».

Je le ferai d’autant plus que je pense que c’est ce que veut la majorité silencieuse.

La violence sous toutes ses formes, même verbale est condamnable, que les médias radios, télé, presse écrite et en ligne ouvrent onde, écran, colonne à l’expression de la violence, c’est la preuve que beaucoup ont perdu la boussole. Nous venons d’atteindre là le ras-le bol de tout.

Pourquoi ne trouvons-nous pas le temps ensemble de discuter des maux qui minent notre pays ? Le gouvernement qui n’est pas capable après de nombreuses déclarations faites la main sur le cœur d’indemniser les ex-employés des 48 sociétés d’Etat ? Pourquoi ne pas nous mobiliser pour lutter contre le paludisme dans l’Extrême-Nord ? L’on a abandonné tous les problèmes liés à l’écologie chez nous, c’est une erreur et la saison des pluies est là pour nous le montrer aujourd’hui. La raison et la passion sont rarement conciliables, je voudrais prendre de la hauteur pour proposer une action crédible et l’expliquer aux Camerounais.

Je suis pour que le Président de la République s’exprime et ceci assez rapidement, maintenant que la 9ème législature est installée, il doit rassurer les Camerounais, donner le cap, s’intéresser à ceux qui sont en prison sans ménager la chèvre et le chou. Nous avons besoin d’une ligne directrice. Nous voulons savoir où nous allons c’est important.

Renouons avec la confiance, confiance en ce qui nous dirige, confiance en nous-mêmes, c’est important et primordial. La situation difficile dans laquelle nous sommes, le contexte international nous l’impose aussi.

Dr Vincent-Sosthène FOUDA

Président du Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie.

Dr Vincent Sosthène Fouda

Dr Vincent Sosthène Fouda

Tag(s) : #Point de vue

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