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Jean Pierre Biyiti Bi Essam alias "Small Goebbels", ministre de la communication est le guillotineur de la presse privée que Paul Biya a nommé pour aplanir son chemin vers son règne éternel. En suspendant les radio & télévision Equinoxe à douala et en fermant la radio Magic FM à Yaoundé, ce flic du régime Biya se fait le porte parole de l’oppression.J.Blaise Mvié, Directeur de publication de La Nouvelle Presse a été enlevé hier le 03 mars, à Yaoundé par des éléments de l’armée sur ordre du Ministre de la Défense R.Ze Meka alias « Bad Boy ». E.Kouatchou, caméraman/réalisateur de Canal 2 a été arrêté par des éléments du GMI à Douala le 27 février.  Delphine E. Fouda

Yaoundé 03/03/08 La Cité .
CASSER LE THERMOMETRE PLUTOTQUE DE SOIGNER LA MALADIE : LA FERMETURE D'EQUINOXE ET DE MAGIC FM
La nouvelle de la fermeture de la radio et de la télévision "Equinoxe", et de la radio Magic FM, à l'évidence, participe de la panique qui s'est emparée descercles du pouvoir, devant la détermination de la population à s'opposer à larévision constitutionnelle. Sous l’égide de Reporters Sans Frontières, une journée de protestations de tous les médias est entrain d’être organisée, pour dire Non au baillonnement de la presse.

 A quoi bon fracasser un thermomètre qui vous indique, clairement, que vous avez de la fièvre ? Telle est la question que l'on ne peut manquer de se poser, à l'annonce de la décision du ministre de la communication portant suspension d' Equinoxe ".
Le motif avancé comme cause de la fermeture de cette chaîne de télévision a beau être fondé, à savoir que celle-ci ne se serait pas conformée à la réglementation en vigueur, il n'en demeure pas moins vrai que cette décision garde un caractère surprenant compte tenu du contexte politique actuel. Du coup, on est en droit de se demander si la tolérance dont avait été l'objet cette chaîne de télévision, jusque là, n'était-elle pas simplement une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, et dont elle n'a pas tenu compte ? Ne d'autres termes, elle aurait affiché une ligne éditoriale à l'opposée de celle qu'elle avait adoptée et qui en faisait une télévision de contestation du régime, qu'auraitelle été frappée d'interdiction de diffusion ? Il y a tout lieu d'en douter.
DEMOCRATIE SUR MESURE
Du coup, on découvre une vérité essentielle : la démocratie, au Cameroun, demeure bel et bien un outil au service du pouvoir. Tant que l'usage de celle-ci ne compromet pas ses intérêts fondamentaux, à l'évidence, la démocratie est " apaisée ", selon la formule qui avait fait irruption dans le discours politique en 1997 lorsque le candidat du Rdpc s'était retrouvé tout seul en course pour la présidence de la République, et que l'Undp était passée, à l'issue des élections législatives, de 68 députés à 1 seul. Mais, dès lors que la démocratie est utilisée dans la plénitude du terme, aussitôt, le pouvoir réagit, et à recours à de nouveaux vocables du genre "libertinage", pour conclure, finalement, que "la liberté ne saurait être assimilée au libertinage ".

Jean Pierre Biyiti Bi Essam, Ministre de la communication  du Cameroun, alias " Small Goebbels" 
BON POUR JEAN MAUVAIS POUR PAUL
Cette suspension d'"Equinoxe " en rappelle uneautre : l'interdiction des marches de l'opposition. Le Rdpc a beau arpenter les rues des villes du Cameroun dans tous les sens, et ses militants inonder les ondes de la télévision d'Etat de motions de soutien au projet présidentiel portant sur le modification de la constitution, rien à redire. En revanche, rien de tel pour les formations politiques de l'opposition. Le black-out total est entretenu sur leur contestation du projet présidentiel, et leurs marches sont purement et simplement interdites. Et pourtant, quoi de plus démocratique de laisser les uns les autres marcher à tour de rôle, chacun empruntant l'itinéraire de son choix, tout en étant encadré parles forces de police.

QUAND L'EXCES DE ZELE POSE PROBLEME
En fait, au Cameroun, on revient toujours au même problème. Le président de la République étant emmuré dans son mutisme légendaire lorsque les choses tournent mal, les membres de son équipe gouvernementale se retrouvent fort désemparés pour faire face à une crise qui survient. Ils le sont davantage par le fait qu'ils se savent jugés sur leurs résultats. " On casse en ville ? Je ne fais rien, je serai frappé. Alors, je fais quelque chose ". Alors, parfois, ils en font trop. Et les conséquences en sont parfois dramatiques…

Aujourd’hui, le monde entier a les yeux rivés sur “l’apocalypse” qui se déroule au Cameroun, à cause de toutes ces méprises. Le Cameroun en avait-il besoin ? Cameroun... qui décide ?

 Source: La Ci

Tag(s) : #Actualité

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