Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

     

Quelles opportunités et quelles limites présentent réellement les APE pour le développement socioéconomique et politique de l’Afrique noire ? Comment est-ce que les diasporas africaines peuvent participer à la réussite des APE ? Telles seront en  substance  les préoccupations sur lesquelles vont tabler les intervenants  au colloque du 15 mai prochain à

Louvain-la-Neuve (Belgique). Conjointement organisé par la CGEE(  Coordination Générale des Etudiants Etrangers), le  CODE ( le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora) et le CETRI ( Centre Tricontinental), le  colloque est parrainé par l’Université catholique de Louvain, l’Union Européenne et Louvain développement.

 

PROJET D’ORGANISATION D’UN COLLOQUE PAR LE CODE

 

Louvain-la-Neuve, le 15 mai 2008

 

Thème :

 

« AVANTAGES, OPPORTUNITES ET GRANDS DEFIS DES ACCORDS DE PARTENARIATS ECONOMIQUES (APE) DANS LE CAS DE L’AFRIQUE NOIRE ».

 

·       Introduction 

 

La coopération économique et commerciale entre les pays ACP et l’Union Européenne a pris une nouvelle orientation depuis les Accords de Cotonou signés en 2000 en vue de promouvoir et d’accélérer le développement économique, social et culturel des Etats ACP, de contribuer à la paix et de promouvoir en environnement politique stable et démocratique. Les Accords de Partenariats Economiques (APE) qui en constituent la dimension économique sont censés prendre le relais d’une coopération où les traitements préférentiels disparaissent au profit du libre-échange suivant les règles de l’OMC. Cependant, comme l’a dernièrement montré le dernier sommet Europe/Afrique en décembre 2007 à Lisbonne, de nombreux désaccords subsistent entre les pays africains et leurs partenaires européens. C’est que les Etats européens pondèrent plus les avantages commerciaux des APE là où les Etats africains, à la recherche du développement, en font autant pour leurs inconvénients. Quelles opportunités et quelles limites présentent réellement les APE pour le développement socioéconomique et politique de l’Afrique noire ? Comment est-ce que les diasporas africaines peuvent participer à la réussite des APE ? Ce colloque essaie de trouver des éclaircissements à ces questions afin de sortir des jugements a priori positifs ou négatifs sur les APE.

 

 

·       Contexte et justification 

 

Dans un contexte de mondialisation où le développement s’assimile de plus en plus à sa seule dimension économique elle-même réduite à la croissance, les pays africains dont les économies restent largement extraverties ont besoin d’instruments de coopération les protégeant de leurs partenaires mondiaux mieux armés et plus aguerris qu’eux à la concurrence économique. C’est ce qui a toujours été le cas depuis les Accords de Yaoundé jusqu’aux ceux de Cotonou. Le sommet de Lisbonne avait pour objectif principal de contraindre les pays africains à signer de nouveaux traités commerciaux (APE) avant le 31 décembre 2007, en application de l’accord de Cotonou (juin 2000) qui prévoit la fin de la convention de Lomé (1975). Selon celle-ci, les marchandises en provenance des anciennes colonies d’Afrique et des caraïbes et du Pacifique entrent  dans l’Union Européenne quasiment sans droits de douane, à l’exception de produits sensibles pour les producteurs européens comme le sucre, la viande et la banane.

L’OMC a exigé le démantèlement de ces relations préférentielles et leur remplacement par des agréments commerciaux fondés sur la réciprocité : c’est l’option retenu par l’UE sous l’appellation APE. En d’autres termes, suivant ce principe de réciprocité, l’UE exige des pays africains d’accepter de laisser entrer dans leurs marchés les exportations (marchandises et services) de l’UE sans droit de douane.

L’UE dont de nombreux pays moteurs (France, Allemagne, Belgique, Portugal…) ont des relations historiques avec l’Afrique noire propose de changer de cap en partant des traitements préférentiels en vigueur depuis la période coloniale, à un partenariat purement commercial par le biais des APE. Le grand défi des partenaires africains et européens est donc de trouver le meilleur accord possible non seulement pour assurer une transition équilibrée de la politique de coopération, mais aussi une dynamique de développement future dont les externalités positives sur les populations et leurs pays seront supérieures aux externalités négatives. Les nombreux désaccords entre Européens et Africains au dernier sommet de Lisbonne en décembre 2007 prouvent que c’est loin d’être le cas.

 

 

·       Enjeux du colloque 

 

a)      Faire l’historique critique de la coopération UE/ACP et montrer ses principales caractéristiques ;

b)     Mettre en lumière les avantages et les limites des APE pour le développement de l’Afrique noire ;

c)      Montrer quels rôles peuvent jouer les diasporas africaines dans la réussite des APE ;

d)     Faire des propositions pour un accord moins asymétrique et au service du développement. En d’autres termes, faire des propositions pour un accord qui privilégie une libéralisation intelligente (et non sauvage) des échanges commerciaux.

 

 

·       Public visé 

 

Sont invités à ce colloque, tous les intellectuels, universitaires, étudiants, journalistes, représentants d’ONG, partis politiques, etc.….

-         Des représentants des partis politiques Camerounais et africains ;

-         Des représentants de l’Union Européenne

-         Des représentants de l’Union Africaine

-         Des représentants des organisations de la société civile progressiste ;

-         les Organisations patriotiques des diasporas camerounaise et africaine ;

-         Des hommes politiques, des hommes d’affaires, des cadres et des artistes de la diaspora camerounaise et africaine;

-         Des étudiants et élèves de secondaire ;

-         Etc.

 

 

·       Organisation du colloque

 

Le colloque est organisé par la CGEE en partenariat avec le CODE et le CETRI.

 

 

·       Comité d’organisation :

 

Il est chargé de l’organisation pratique et a un rôle technique du colloque. Sa composition est la suivante:

-         Président : Elie KADJI TOUKAM TCHUESSA

-         Membres : Thierry AMOUGOU

   Beatriz Gomez

·       Langues de communication

 

Français et Anglais

 

 

·       Financement : CGEE

 

Auditoire : 68 Euros pour P.A.F matériels et 375 Euros de caution.

Achats (café, jus sandwichs) : 100 Euros

Jobs (pause café, sandwichs) : 50 Euros (2 étudiants)

Conception affiche : 50 Euros

Affichage : 30 Euros

Photocopies des affiches : 25 Euros (200 en A3+400 flayers)

Rapporteur : 150 Euros

 

TOTAL : 848 Euros

 

·       Parrainage :

 

UCL, UE, Louvain développement.

 

 

·       Programme :

 

15 mai 2008

 

8h00-9h00 : Accueil des participants

 

9h00-9h40 : Discours officiels

                   9h00-9h15 : Allocution de bienvenue : Brice NITCHEU, Secrétaire Exécutif du CODE.

                   9h15-9h30 : Allocution d’ouverture : Xavier RENDERS, Vice-recteur aux affaires étudiantes.

                   9h30-9h40 : Présentation du colloque : Elie KADJI, CGEE.

 

 

9h40-10h00 : Les APE, la bonne gouvernance, la démocratie et l’Etat de droit en Afrique (Laurent Delcourt, Chercheur au CETRI)

 

 

10h00-11h00 : Questions/Réponses (Débats)

 

 

11h00-11h20 : Pause café

 

 

11h20-11h40 : APE, commerce international et développement en Afrique : liens, dynamiques et limites (Thierry AMOUGOU, Doctorant/Chercheur UCL)

 

 

11h40-12h40 : Questions/Réponses (Débats)

 

 

12h40-13h40 : Pause café + Repas

 

 

13h40-14h00 : Les APE et le développement: quels rôles peuvent jouer les diasporas africaines ? : (Jean Marcel MULENDA, Doctorant/Chercheur UCL)

 

 

14h00-15h00 : Questions/Réponses (Débats)

 

 

15h00-15h20 : Quels dispositifs politiques et économiques mettre en place pour rendre les APE plus attrayants? (Jean-Marie WAUTELET, Professeur UCL)

 

 

15h20-16h20 : Questions/Réponses (Débats)

 

 

16h20-17h00 : Conclusion

 

 

Modérateur : Prof. Paul Gérardin

 

Tag(s) : #Actualité

Partager cet article

Repost 0