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                    Steve Djouguela, journaliste (Correspondance particulière) Camfoot 31-05-2008  Il est des comportements que l’on pensait avoir disparu dans le monde civilisé. Il est des attitudes que l’on pense pouvoir éradiquer au contact de la modernité, des strass et des paillettes, comme c’est le cas pour ces privilégiés que sont les footballeurs. Il est des paroles que l’on ne s’attend absolument pas à entendre de la bouche de ces personnes-là qui doivent être des modèles, des idoles d’une ou de plusieurs générations. Hélas, trois fois hélas. Que voulez-vous ? Vous avez beau être multimilliardaire, être adulé de millions de jeunes, être un exemple de réussite sociale, votre naturel vous rattrapera toujours bien assez tôt.

Avant le début des hostilités Cet après midi, lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant match, Otto Pfister était entouré de Samuel Eto’o, Rigobert Song, Idriss Carlos Kameni, Gweha Ikouam Fils et Thomas Nkono. Frustrés depuis trop longtemps par sa majesté Eto’o et ses compères, les hommes des médias camerounais ont décidé, d’une seule voix, d’exprimer leur « ras le bol » vis-à-vis de ces Lions qui préfèrent s’exprimer aux micros des confrères européens. « Pour vous signifier notre mécontentement, nous avons décidé de boycotter cette conférence de presse et nous nous retirons de la salle », dira le porte-parole des journalistes. Comme un seul homme, laissant de côté la guéguerre médias d’Etat - médias privés, les hommes des médias ont vidé la salle réservée pour cette conférence de presse.

Ambiance de quartier populaire au Hilton .... au centre Eto’o fils Coup de tête
Médusés, les panélistes n’ont pas tout suite compris ce qui se passait. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que ces stars sont traitées de la sorte. Vexé, notre Pichichi national a ouvert le feu. « Bâtards, Conards, bande de vauriens, ne revenez plus jamais, je vous attend au stade, vous n’y entrerez plus jamais. Et si dans l’avenir la Fécafoot vous laisse couvrir les rencontres des Lions, je ne porterais plus jamais ce maillot », voilà en substance le venin qui est sorti de la bouche de « Samuelito ». Peut-être faudrait-il rappeler à l’ancien joueur du Réal Madrid que ce n’est pas lui qui fait l’équipe du Cameroun, mais que c’est sous les couleurs vert-rouge-jaune qu’il se sera fait une réputation internationale, aidé en cela par les Foé, Etame Mayer et Mboma. Pour preuve, depuis que ceux là qui portaient la sélection nationale sur leurs épaules sont partis, qu’ont gagné les Lions emmenés par Samuel Eto’o ? Pas grand-chose, sinon rien du tout. Au sortir de la salle, il tombe sur l’une de ses « vieilles connaissances », Boney Philippe, journaliste à radio Siantou. « Tu me connais et vous faites des choses comme ça ? On se connaît très bien non ? », lance-t-il au journaliste qui répond laconiquement par un « ta personne ne m’intéresse pas et je ne vois donc pas pourquoi je parlerais de toi ».

Bony Philippe, journaliste à la RTS Un coup de tête bien placé (sur la bouche) et quelques crochets plus tard, notre confrère s’en sort avec la lèvre supérieure enflée et des contusions sur les bras, fruits des coups à lui portés par l’un des « tchinda » du pichichi, un inspecteur de police nommé Edimo et qui est plus connu sous le pseudonyme « Pigeon ». Il faut dire qu’il y a quatre ans, Boney avait révélé au public qu’à la veille d’un match, il avait croisé Eto’o Gérémi à 3h du matin dans leurs virées nocturnes. Le pichichi n’a visiblement pas digéré et l’a clairement démontré aujourd’hui. Entre temps, Kameni a arraché une camera des mains d’une jeune cameraman de Stv, Nkono a cassé une demi dizaine de téléphones et Rigobert Song a tenté tant bien que mal de calmer le pichichi qui semblait avoir avalé du valium. Entraîné de force hors de l’hôtel par les responsables de la sécurité et son autre « tchinda » surnommé « Vision », l’épisode va être clos, du mois pour le moment car Boney Philippe s’en est allé se faire établir un certificat médical et devrait porter plainte aux premières heures samedi.

Steve Djouguela, journaliste (Correspondance particulière)

 Philippe Boney (RTS) : "Je vais porter plainte"

« Je ne comprends pas pourquoi il s’en prend à moi, je n’ai aucun antécédent avec Samuel Eto’o, j’entends porter plainte pour savoir vraiment ce qu’il me reproche, je n’ai pas voulu répondre parce que mon éducation ne me permet pas de faire certaines choses ». Après l’orage, notre confrère Philippe Boney, marqué physiquement par la sortie musclée de notre avant-centre star, est toujours incrédule. La seconde crise du vice capitaine des Lions avec la presse Camerounaise aura été largement plus violente que celle de 2005, où il avait affirmé « regretter d’être Camerounais ».
La tension était omniprésente ce vendredi lors de la conférence de presse organisée à l’occasion de la rencontre contre le Cap Vert comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde et de la CAN 2010. Otto Pfister, le sélectionneur, n’a accepté de se rendre au Hilton, lieu du rendez-vous qu’au dernier moment. Il prônait le boycott en représailles du traitement de la presse qu’il jugeait partisan dans l’affaire « Taninche ». Samuel Eto’o n’avait pas l’air de bonne humeur puisqu’il refusait d’être filmé depuis sa sortie de voiture. Les autres acteurs de la conférence étaient les deux adjoints du sélectionneur Thomas Nkono et Gweha Ikouam ainsi que Rigobert Song et Carlos Kameni. De l’autre côté, des journalistes qui en voulaient aux Lions Indomptables pour leur manque de collaboration durant la semaine écoulée.

C’est Steve Djouguela, journaliste à Mutations et Ndamba qui prit la parole après la mise en place de Jean-Jacques Mouandjo de la cellule de communication de la Fecafoot. « Nous ne pouvons pas digérer la manière avec la quelle la presse est traitée depuis le début du stage, mardi dernier alors que la séance était ouverte à la presse, plusieurs joueurs après l’entraînement n’ont même pas attendus 15’ comme on nous a promis pour répondre à nos questions, pour cette raison et pour bien d’autres nous ne souhaitons pas prendre part à cette conférence de presse, sur ce, nous vous souhaitons un bon match demain ». Discours suivi d’actes puisqu’il prit la porte suivi par les confrères. Cet acte eut le don de mettre Samuel Eto’o en colère, « Vous nous faites venir et vous sortez de la salle, conards, bâtards, espèces de vaurien, fils de p… ». Perdant le contrôle de ses nerfs, il va renchérir « vous de la Fecafoot, si ces journalistes viennent encore au stade quand les Lions jouent je ne porterai plus jamais le maillot du Cameroun ».

C’est alors que la partie devient plus physique, le « 9 » agrippe Philippe Boney de la RTS, lui rappelle « ce qu’il lui a déjà fait » et après avoir échappé à la vigilance de tout le monde, assène un coup de tête au journaliste, suivi de coups de poings. Les hommes de main d’Eto’o vont alors rentrer dans la danse en distribuant coups de poing, et confisquant les caméras de New TV, télévision. Kameni et Nkono confisquent celles de STV et les téléphones portables utilisés pour immortaliser l’évènement. Seul Rigobert Song essaie de ramener tout le monde au calme, tandis que le sélectionneur s’esquive.

Aux dernières nouvelles, les caméras ont été rendues par les hommes du « Pichichi », mais sans les bandes.

Guy Nsigué

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Tag(s) : #Actualité

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