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La Nouvelle Expression,21/08/2008.Sous le prétexte de la sécurité, les autorités ont longtemps confisqué l’information. Plongeant les populations dans l’angoisse et favorisant la naissance des rumeurs.

Très peu d’informations ont circulé sur les circonstances et le bilan de l’incendie de la prison de New Bell avant l’arrivée du vice-Premier ministre en charge de la Justice. Auparavant, un périmètre de sécurité avait été érigé autour de la prison où personne n’était autorisée à accéder, à moins que ce ne soit les forces de l’ordre, les agents du Service d’aide médicale urgente (Samu),

ou les autorités administratives et judiciaires de la ville. Dans le même sens, tout a été mis en oeuvre pour confisquer l’information. Toutes les personnes qui reviennent de la prison répondent invariablement qu’elles n’ont pas reçu l’ordre de révéler quelque information que ce soit. Les photos sont interdites et il faut faire des acrobaties pour obtenir une image. D’ailleurs, un agent de la mairie de Douala 2ème (située en face de la prison et d’où l’on peut voir l’intérieur de la prison à partir des bureaux des 1er et 2ème étages) confie que leurs pièces d’identité ont été collectées à l’aube pour les dissuader de laisser des gens prendre des vues à partir de cet édifice.

Sans nouvelles des leurs pendant de longues heures, les familles des détenus n’étaient pas sereines. Une jeune fille, n’en pouvant plus, tombe en sanglots en apprenant qu’il y a des morts. Une vieille femme se déplaçant à l’aide d’une canne ne sait pas où donner de la tête ; car, explique-t-elle, sa fille fait partie des pensionnaires de la prison. Finalement, un gendarme est pris de compassion à son égard et la rassure en lui disant que l’incident n’a pas affecté le quartier des femmes.

Une troisième femme a traîné là toute la journée. C’est aux environs de 14h qu’elle a reconnu un gardien de prison à qui elle a transmis le nom de son fils, afin qu’il vérifie si ce dernier fait partie des blessés ou des victimes. Pendant la longue attente que cette recherche a duré, cette dame a trépigné d’impatience, avant de s’entendre dire, vers 15h30, que son fils est blessé.

Tag(s) : #Actualité

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