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  Carole Yemelong, La Nouvelle Expression, 29/09/2008.Les forces de l’ordre ont dispersés présidents de clubs et journalistes venus faire le bilan du démarrage raté du 50ème championnat national.

Elle avait l’air d’une rencontre ordinaire. La concertation des présidents de club de première division, ce dimanche dans un hôtel de Douala. La présence d’une vingtaine d’éléments du commissariat central n°1 et du GMI n° 2 de Douala, matraques et autres ceinturons en main, était assez dissuasive, devant l’hôtel.

Dès 14h, ils ont quadrillé les lieux, signifiant aux responsables de la structure “ que la réunion des présidents de clubs  prévue à 15h est interdite ”. Pour quels motifs ? Le chef de mission est resté muet. Il dira aux réceptionnistes qu’ils sont là juste pour exécuter un ordre, des instructions venant du gouverneur de la province du Littoral. Michel Kamdem, arrive sur les lieux alors que la dizaine de président présent s’était regroupé à l’extérieur  et échangeait sur leurs déboires. Le président sortant de l’Acpd “ semble surpris d’apprendre que c’est son association qui a organisé cette réunion ”. Il dit ne pas être au courant d’une telle initiative “ je me disais que c’était la Fecafoot qui l’a organisé ” répond-t-il à Etienne Tamo. Il  invite ses collègues à entrer dans la salle pour un “ échange entre amis ”. Ils s’installent dans le hall de l’hôtel. David Kaptom, un responsable de Mont Cameroun de Buéa explique “ qu’ils ont profité du fait que la plus part des présidents n’étaient pas loin de Douala, pour faire le point sur le démarrage manqué du 50ième championnat  de première division. Lister le manque à gagner des clubs et demander au ministre des Sports dans un communiqué final, la conduite à tenir ”. Pendant ce temps, les forces de l’ordre se disposent en face d’eux, matraques bien visibles, l’air féroce. Les responsables de l’hôtel vont une fois de plus intervenir pour prier les présidents des clubs de libérer les lieux “ nous ne voulons pas de problèmes ”.

Répressions

Le groupe des présidents et autres journalistes quittent l’hôtel, s’installe en face du bâtiment pour une série d’interview. Lorsque caméras et  micros  sont éteints après avoir recueillis le sentiment de Michel Kamdem, une horde de policiers se jette sur les journalistes, réclamant sur un ton menaçant les bandes.  Les sacs des journalistes seront fouillés, téléphone portables, appareils numériques d’enregistrement et bande de camera arrachés. La police va emporter les appareils pour “ les exploiter ”. Alors qu’elle insistait pour être notifiée de cette saisie, la journaliste d’Equinoxe Télé et la Nouvelle Expression sera sommé de se présenter, puis “  priée ” en compagnie de son cameraman de prendre place dans le pick up du GMI n°2. Ils seront tous deux abandonnés quelques kilomètres plus loin, sans leur matériel de travail, après que leurs “ geôliers ” aient reçu des instructions par walky talkie. “ Vous viendrez les récupérer demain (ce lundi), le grand chef va d’abord les examiner ” lance le policier.

Après ces incidents, on se demande qui a organisé  cette réunion ? Pour quels buts ? Certaines sources indiquent que le ministre des Sports a été saisie par certains présidents de clubs pas d’accord sur l’action, de ce que des responsables de club devaient se réunir à Douala ce dimanche pour accorder soutien à la Fecafoot , dans le bras de fer qui l’oppose au ministère après ce démarrage manqué du championnat national de première division.

Tag(s) : #Actualité

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