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 Jacques Eric Andjick, Mutations, 17/10/2008. Le président du Programme social pour la liberté et la démocratie (Psld) jette un regard sur les municipales partielles à Douala 5ème.

Comment voyez-vous l'élection partielle à Douala 5e une circonscription que vous habitez ?
Election partielle ou pas, nous continuons à fustiger la manière dont se déroulent les élections au Cameroun. Etant donné que pour qu'on advienne aux élections partielles actuelles, il y a eu des choses qui ont été mal faites. Nous avons d'ailleurs démontré depuis des années ces mauvaises pratiques. On espère que bientôt, il y aura une possibilité de faire sur le plan électoral, de manière à ce qu'on arrive au terme des élections et que le résultat soit accepté par tous. Surtout que l'on annonçait que la structure mise en place par le Chef de l'Etat, pour organiser les élections serait effective dans 18 mois. Mais cette période a expiré, sans qu'on sache ce qui l'est advenu de cette structure. Et je ne sais pas si c'est elle qui conduira les prochaines élections partielles. C'est en tout cas ce que nous souhaitons. Toutefois, je pense que les résultats qui sortiront de ces élections partielles seront acceptés par tous. Etant donné le nombré réduit des municipalités à pourvoir.

Quel rôle comptez-vous jouer dans ces élections partielles ?
Je ne suis pas impliqué dans les élections. Ceci ni de près, ni de loin. Puisque au moment où les consultations se déroulaient, il y a environ un an, je faisais partie des personnes qui s'étaient engagées à ne pas aller aux élections. Puisque les conditions d'élection n'étaient pas équitables. Tant qu'une structure libre pour les organiser n'était pas mise en place. Or, cette structure n'a pas été mise en place et les partis politiques qui sont encore en lice aujourd'hui, étaient quand même présents aux élections d'il y a un an. Mais nous, nous maintenons ce que nous avons dit au peuple Camerounais dans le passé, en n'allant pas aux élections et ne soutenant aucun candidat.

Est-ce à dire que votre parti, le Psld ne se présentera jamais aux élections ?
Nous comptions bien participer aux élections à l'avenir. Mais lorsqu'on prend l'engagement de ne pas le faire, comme nous l'avions fait il y a un an devant le peuple Camerounais, on ne changera pas. Tout dépend de l'engagement. Si nous disons au peuple que nous n'irons pas aux élections tant que ça ne change pas, nous devons tenir parole. Cependant, la participation aux élections a des buts bien différents. On peut aller aux élections juste pour passer un message ; on peut également participer à une élection pour gagner. Mais si on veut gagner, on doit mettre en place une dynamique qui nous permette de gagner. Cette dynamique peut reposer sur l'organisation même de l'élection ou sur les moyens dont-on se dote pour pouvoir gagner absolument.

Vous vous dites proches de l'Upc par rapport à l'idéologie pourquoi ne la soutenez-vous pas pendant cette élection ?
Je pense que dire que je suis proche de l'Upc n'est pas bien dit. Puisque je suis upéciste de naissance ; upéciste de formation et upéciste d'engagement. Mais mon upécisme n'est pas dans les " Upc " multiples. Ni dans le crabe, ni dans le rouge ou ni dans le noir. Mais mon upécisme est plutôt dans cette orientation nationaliste que les pères, aujourd'hui devenus les héros et les martyrs. En l'occurrence Um Nyobè et ses compagnons avaient défini au peuple Camerounais avant. Voilà où se trouve mon upécisme. Donc je suis un apôtre de l'upécisme. Et je me reconnais pas dans la nouvelle tendance de multiplication que l'Upc aujourd'hui. C'est pourquoi ni à ce parti, ni à un autre, je n'apporterais aucun soutien aux élections partielles, dont je ne me sens d'ailleurs pas concerné

Tag(s) : #Interviews