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Enoh Meyomesse, 23/01/2009.  Développement : quel grand mot que celui-là et qu’utilisent, à tort et à travers, les Camerounais, aujourd’hui, sans lui attribuer un quelconque contenu. Pour notre part, le développement n’est rien d’autre que l’amélioration des conditions de vie de la population. Nous disposons, ainsi, de ce que nous appelons, notre « équation du développement ». Celle-ci comporte cinq facteurs :  1 - la route ; 2 – l’eau potable ; 3 – l’électricité ; 4 – le téléphone ; 5 – un logement confortable. Par exemple, les habitants d’un village disposant de ces cinq facteurs, verraient, indéniablement, leurs conditions d’existences améliorées, et, dans une très large mesure, n’envieraient plus les citadins. Il importe, par conséquent, de mobiliser des ressources financières, de créer du travail pour la population, d’équiper le pays, afin de réaliser ces objectifs. 

            1- la route : elle permet de se déplacer aisément, entre les villes, entre les villages, d’évacuer les produits vers la ville, de transporter, en campagne, les malades vers les hôpitaux en ville, elle embellit le paysage et par voie de conséquence, rend le cadre de vie agréable en campagne. Elle accroît les échanges économiques, les stimule en les facilitant. Le retard du Cameroun, en matière d’infrastructures routières, est monumental : 4.800 km de routes bitumées, seulement, sur les 50.000 km qui existent, après 48 ans ! d’indépendance (1960-2008) et 47 ans de réunification (1961-2008). 1/10ème uniquement des routes. Cela équivaut à … 100 km seulement de routes bitumées par an ! C’est une honte. Nous, élu président de la République, allons passer à, au minimum, 500 km de routes bitumées par an, soit cinq fois plus, afin de disposer, au bout de 5 ans après notre prise de pouvoir, de 2.500 km de routes bitumées, de plus, au Cameroun. Les conditions de vie de la population, surtout en zones rurales s’en trouveront considérablement améliorées.

     Si, dès 1960, le régime Ahidjo avait adopté une telle politique, et si le régime Biya l’aurait maintenue, nous nous serions retrouvés, aujourd’hui, avec 500 km X 48 ans, = 24.000 kilomètres de routes bitumées – au lieu de 4.800 seulement - et la vie serait, indéniablement, bien meilleure, au Cameroun, actuellement, pour tous les Camerounais, et, plus particulièrement, pour ceux installés dans les campagnes. On ne serait certainement pas en train de baragouiner, à longueur de journée, sur « la lutte contre la pauvreté », ainsi que s’en font les gorges chaudes les propagandistes du régime.

            2 – l’eau potable : elle évite un très grand nombre de maladies, et maintient, par conséquent, en santé, la population. Il a été recensé 23.000 villages au Cameroun, et un puits ne coûte que 3 millions de francs cfa, ce qui nécessite 69 milliards de francs cfa, seulement, pour mettre fin à l’eau marécageuse que consomment nombre de Camerounais dans nos cam-pagnes. Cet argent, nous le dégagerons du budget national. Pas besoin de recourir à des prêts à l’étranger. 

            3 – l’électricité : elle permet aux Camerounais des villages de s’éclairer comme en ville, de regarder la télévision, de disposer de congélateurs pour conserver leur nourriture, etc. Nul besoin, pour électrifier le Cameroun, de recourir à de grosses centrales thermiques ou à de gros barrages hydroélectriques. Pour produire de l’électricité, il faut une dynamo, et une source d’énergie pour faire tourner la dynamo. Cette énergie peut être le vent (énergie éolienne) de l’eau (énergie hydraulique) ou même des muscles, dans le cas d’un vélo qui roule la nuit et s’éclaire grâce à sa dynamo. Un grand nombre de nos villages est doté de petits cours d’eau qui peuvent valablement permettre de faire tourner une dynamo et de produire de l’électricité pour le village, voire pour deux trois ou quatre villages voisins, en même temps. Le prix de petits barrages villageois, varie de 2 millions de francs à 10 ! seulement. Nous privilégions ce moyen pour électrifier le Cameroun. Ici, aussi, nul besoin de prêts de la Banque Africaine de Développement, ou de la Banque Mondiale. Le budget du Cameroun peut s’en charger.

            4 – le téléphone : grâce à celui-ci, toute personne peut être jointe. Nous devons faire en sorte que, même en pleine brousse ou en pleine forêt dans ses champs, une camerounaise puisse être jointe par ses enfants en ville, dans un village voisin, ou même à l’étranger. Quel gain d’énergie, pour les campagnards, que de pouvoir communiquer, entre eux, au téléphone. Cela passe, naturellement, par une politique de baisse du coût de la communication.

            5 – un logement confortable : la qualité de l’habitat est un facteur de développement essentiel. Lorsque la Société Immobilière du Cameroun, la SIC, vend des appartements au quartier Mfandena, à Yaoundé, au prix de … 40 millions de francs, l’un, est-ce raisonnable ? Ne peuvent acquérir ces logements que les fortunés du Cameroun, pour ne pas dire les pilleurs de la République. Il suffit de s’enquérir, à ce jour, des noms des propriétaires de ceux-ci : untel, ministre, en a acquis … 4 ! untel autre, Dg, en a acquis … 3 ! untel autre, encore, membre du comité central du Rdpc en a acquis … 2 ! etc. Bref, ces individus se sont construits une cité pour vivre, ensemble, entre eux, bien loin de la plèbe. Cela est révoltant.

            Il existe, actuellement, de par le monde, de nouvelles techniques de fabrication de matériaux de construction. Il s’agit des tech-niques révolutionnaires qui compactent la terre et du ciment à des pressions telles que les blocs qui sont produits ont la résistance de la pierre. C’est avec cette technique révolutionnaire que des pays tels que la Chine (grand producteur des machines qui les fabriquent), la Turquie, la Corée du Sud, et même l’Espagne (grand producteur, également,  des machines qui les fabriquent), ont fait disparaître les bidonvilles chez eux. Coût d’un appartement, au Cameroun, par cette technique : 5 millions de francs cfa, seulement. N’est-ce pas avantageux ? Que de cités modernes, aux maisons confortables et aux loyers à prix réduits, de l’ordre de 20.000 F CFA le mois, pas plus, ne pourrions-nous pas construire, pour les gagne-petits, les démunis, au Cameroun, grâce à cette technique révolutionnaire ?

 (extrait de l’ouvrage, Enoh Meyomesse parle)

Tag(s) : #Analyses

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