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La publication des résultats du troisième Recensement général de la population et de l’habitat, cinq ans après les enquêtes démographiques sur le terrain, n’aurait même pas convaincu nombre de responsables politiques appartenant au parti présidentiel, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Si, pour des raisons évidentes, les uns et les autres ne veulent pas s’afficher, il y a lieu de constater que l’une des plus grosses déceptions proviendrait des élus de la région du Littoral, notamment ceux de Douala, quand on sait que cette partie du pays étant créditée d’un peu moins de trois millions d’habitants, alors que les chiffres communiqués par les autorités municipales en l’occurrence, situent la population de la seule ville de Douala à plus de trois millions et demi d’habitants.

Et ce n’est pas le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, Fritz Ntoné Ntoné, et les maires des communes urbaines d’arrondissement de la cité portuaire qui nous démentiraient, tout au moins si l’on s’en tient aux chiffres régulièrement communiqués dans les documents administratifs. Selon toute vraisemblance, même le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Louis Paul Motazé, pressenti pour annoncer lesdits résultats en présence du Premier ministre Philémon Yang, tous les deux empêchés à la dernière minute et représentés, ne pourraient efficacement opposer des arguments irréfutables aux « contestations » actuelles, d’autant que le ministre de l’Economie, qui, après avoir annoncé plusieurs fois que les résultats devraient être publiés, a dû déchanter, sans doute, sur instruction de la hiérarchie.

Selon des sources réputées crédibles, il a fallu que Paul Biya lui-même en donne quitus, ce qui présage sans doute d’une volonté du régime de se servir des données démographiques afin de « cuisiner » les résultats des élections à sa guise. De quoi donner raison à l’ex-ministre d’Etat chargé du Plan, de la Programmation et de l’Aménagement du territoire, Augustin Frédéric Kodock Bayiha, le secrétaire général de l’une des tendances de l’Union des populations du Cameroun (Upc), qui avait coordonné cette opération en 2005, de par ses responsabilités ministérielles alors, et qui avait toujours décrié avant sa sortie du gouvernement en 2007, des agissements peu orthodoxes du Bureau central des recensements et des études de population (Bucrep). La réponse, on la connaît.

Tag(s) : #Actualité

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