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C’est ce qui ressort du résultat de l’audit national des subventions reçus du Fonds Mondial par le Cameroun entre 2003 et 2009. D’autres hôpitaux suspectés de telles fraudes.

«Le BIG a repéré une fraude apparente dans l’un des hôpitaux qui a demandé le remboursement de tests qui n’avaient pas  été réalisés. Il faut donc récupérer quelques 52 000 US$ et établir les responsabilités. Le PR doit également établir si de telles pratiques frauduleuses ont eu lieu dans d’autres hôpitaux ». Ainsi donc, quelques 26.000.000 FCFA ont été indûment perçus par un hôpital du Cameroun où le Bureau de l’Inspecteur général (BIG) du Fonds Mondial a mené des vérifications, de l’utilisation des fonds alloués au pays. entre 2003 et 2009 Le résultat de l’audit rendu le 20 mai 2010 dernier dans lequel est consignée cette donnée n’indique pas le nom de cette formation hospitalière. Cependant, au Ministère de la santé Publique (Minsanté), des sources proches du cabinet du ministre soutiennent qu’il s’agit d’une structure hospitalière de la zone anglophone.

 

A ce que l’on sache, c’est en 2007, que les pouvoirs publics ont subventionnés les analyses médicales à l’intention des personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVIH). Sont concernés par ce projet, et Exclusivement, ceux des patients qui sont suivis dans les centres de soins publics. A charge pour le Minsanté à travers le cnls de rembourser les frais ainsi déboursés pour les tests désignés. A savoir le test de dépistage, le test de numération des CD4, le test préparatoire au traitement et enfin celui de suivi thérapeutique. Moins d’une année plus tard, la question de la disponibilité des réactifs dans les formations sanitaires publiques et parapubliques posait des problèmes. A ce jour, le phénomène n’a pas pu être gérer à ce jour.

 

Dans la région de l’Est, toute l’année 2009 et ce jusqu’au mois de mai de cette année 2010, les ruptures de tests du VIH/Sida persistent. Les malades étaient mis sous traitement antirétroviraux (Arv), sur la base des résultats des analyses de sang telles la NFS (numération formule sanguine), et les lymphocytes. Parce qu’il n’y avait pas de réactifs pour faire la charge virale et les CD4. Bien plus, en ce moment, actuellement, tous les anciens patients sous Arv sont privés de bilans de suivi thérapeutique afin de donner la chance aux nouveaux malades qui entrent dans le programme.

 


 

Dans le Sud, la rareté des réactifs court depuis février 2010, contrairement à l’Adamaoua, et à Ngaoundéré dans la capitale régionale où il n’y en a pas du tout. A l’Ouest, on alterne en permanence ruptures et provisions, idem dans le Nord et l’Extrême-Nord. Dans le Littoral, il n’y aurait rien à signaler, tandis que dans le centre, les dirigeants de le CANEMA  veulent qu’ «on ne gère pas de stocks sans tensions». Ces informations ressortent d’une «enquête qualitative sur l’accès aux soins et traitements des personnes vivants avec le VIH/Sida » au Cameroun. Laquelle a menée sur le terrain par les associations du secteur au milieu de l’année écoulée 2009.


 

Le résultat de ces investigations a été amandé par les enquêteurs réunis les 15 et 16 juin dernier à Yaoundé par le FISS-MST/Sida. Une des organisations qui ont été recrutées par Care Cameroun, un des bénéficiaires principaux des subventions du Fonds Mondial (FM). Il convient de souligner que rendu à cette date, le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) a mis un terme à l’accord le liant avec le Cnls en raison des arriérés de paiements des examens réalisés pour les patients provenant des hôpitaux publics.  

 

. Selon le BIG qui a réalisé l’audit, «chaque GTP est tenu d’examiner les factures remises par chaque hôpital ou centre de traitement.  Il faut un bon système de contrôle pour vérifier les factures avant de les payer, car la vérification doit permettre de s’assurer que le nombre de patients dépistés tel qu’indiqué sur la facture correspond à celui des patients inscrits pour un test effectivement réalisé». Dans un hôpital de Douala, le BIG a découvert que le nombre de tests facturés était supérieur au nombre réel de patients dépistés (inscrits sur la liste des tests effectués par le laboratoire de l’hôpital). Sur la base d’un audit par sondage de quatre mois (septembre à décembre 2008), le BIG a découvert des différences pour un montant total de 2 047 500 FCFA (4 454 US$).

 

Dans le même volet, le BIG «a remarqué que depuis août 2008, les remboursements aux hôpitaux avaient été interrompus». Les montants non réglés dus aux hôpitaux s’élevaient à 803 millions FCFA (1,75 million US$). Selon ce rapport, les hôpitaux avaient en conséquence cessé de fournir des tests subventionnés, ce qui a eu un impact sur le programme dans la mesure où de nombreux patients n’ont pas les moyens de payer ces tests. Cette dette a ultérieurement été réglée après les nouveaux décaissements du Fonds mondial à la fin de l’audit.

 

Dans un autre chapitre le BIG «a découvert des trop-perçus résultant de l’incapacité du CNLS à établir un état de rapprochement des factures des fournisseurs. Au bout du compte, pour les antirétroviraux, les fournisseurs ont encaissé un trop- perçu de FCFA 1 549 millions FCFA (3,37 millions US$)». Ce montant devrait être récupéré auprès de la CENAME (centrale nationale d’approvisionnement en consommables et médicaments essentiels). À la suite de l’audit du BIG, le Secrétariat du Fonds mondial a eu des discussions avec le CNLS et est parvenu à un accord en vertu duquel les montants perçus en trop par CENAME seront compensés par imputation sur les prochaines factures présentées par cette dernière. La mise en œuvre de ce dispositif sera suivie par le Secrétariat du Fonds mondial.

 

 

 

 

Tag(s) : #Actualité

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